Budget municipal : les dotations de l’État supérieures de 22 500 € aux prévisions

Plusieurs sources de financement viennent alimenter le budget d’une commune : l’argent des contribuables bien sûr, mais aussi des contributions diverses.Entre autres, les dotations versées par l’État (qui sont aussi, nous l’oublions pas, l’argent du contribuable). Ces dotations représentent une part non négligeable des recettes de la commune. Et, vu la mauvaise santé de nos finances publiques, elles sont en forte diminution depuis quelques années. À la grande colère des maires. Où en sommes-nous sur Oloron ? Lire la suite « Budget municipal : les dotations de l’État supérieures de 22 500 € aux prévisions »

Le maire d’Oloron contre Lindt ou le pot de terre contre le pot de fer

Sous les airs de celui auquel on ne la fait pas, le maire d’Oloron serait-il un grand naïf ? A-t-il imaginé un seul instant qu’en instituant une taxe sur les transports qu’aucune loi ne le contraignait à mettre en place, il ne subirait pas des dommages collatéraux ? Si tel était le cas, le voilà maintenant renseigné.

Cette taxe qui doit rapporter à la mairie 300 000 € par an va ainsi ponctionner 190 000 € par an dans les caisses de la seule entreprise Lindt. En « représailles » (il n’y a pas d’autre mot), Lindt a décidé Lire la suite « Le maire d’Oloron contre Lindt ou le pot de terre contre le pot de fer »

Non, le chocolat Lindt n’est pas le meilleur du monde

Aïe, aïe, aïe. Voici une révélation de nature à vous faire soupçonner de manquer de patriotisme économique dont nous devons faire preuve à l’égard de votre ville. Et pourtant, comme dirait Jean-Jacques Bourdin, les Oloronais ont le droit de savoir. Savoir que le chocolat fabriqué ici n’est pas le meilleur du monde. Et c’est une revue très sérieuse, « 60 millions de consommateurs », qui le prouve dans son numéro 508 d’octobre 2015 à l’issue d’une batterie de tests rigoureux.

Quelle méthodologie le magazine « 60 millions de consommateurs » a-t-il suivi pour parvenir à cette conclusion un peu vexante pour notre chauvinisme local ? 18 chocolats noirs contenant 65 à 75% de cacao ont été soumis à deux types d’analyse.
– d’une part un jury d’experts a évalué en notant de 1 à 9 l’odeur, le goût, la texture en bouche et l’arrière-goût de chacun de ces chocolats ;
– 60 consommateurs réguliers de chocolat noir ont ensuite noté de 0 à 10 leur appréciation de chaque chocolat ainsi que l’aspect, la couleur, l’odeur, le goût, la texture et leur intention de le consommer à nouveau ;
– ont par ailleurs été mesurées la teneur en cadmium des 18 chocolats ainsi que leur teneur en sucres et en lipides.

Deux chocolats Lindt figuraient dans le panel étudié : Lindt 70% noir intense et Lindt 70% noir subtil. Leur classement ? 8ème sur 18 pour le premier. 12ème sur 18 pour le second. Le premier a obtenu une note générale de 15/20. S’il n’est jugé « très bon » sur aucun des critères étudiés, il n’est pas davantage classé « insuffisant » ou « très insuffisant ». Quant au second, avec une note de 13/20, il est jugé « très insuffisant » pour son équilibre nutritionnel comme pour sa teneur en lipides.

Et qui est l’heureux élu ? Le 70% cacao noir de…. Leader Price. Avec une note de 17/20. Et un prix par tablette 50% moins élevé que celui de Lindt. Comme quoi, le plus cher n’est pas forcément le meilleur.

J’entends d’ici la critique. Oui, il s’agit là d’une étude portant sur deux produits, or le catalogue de Lindt compte près de 150 fabrications différentes. Objection recevable. Voilà pourquoi, malgré tout le crédit que je porte à cette étude de « 60 millions de consommateurs », ce n’est pas demain la veille que je cesserai de fréquenter le magasin d’usine Lindt de notre ville.

Des Oloronais pénalisés par la taxe transport

Pyreneens_Lindt_laitLe 29 avril dernier, la majorité municipale a voté l’institution du versement transport. Il s’agit d’une taxe supplémentaire, mise à la charge des employeurs publics ou privés de plus de 9 salariés et représentant 0,55% de leur masse salariale. Cette taxe doit rapporter en année pleine de l’ordre de 300 000 € qui doivent être intégralement consacrés aux transports collectifs.

Compte tenu du mode de calcul de ce versement, plus une entreprise compte de salariés, plus la contribution qu’elle doit acquitter est importante. Sur Oloron, c’est donc Lindt qui supporte la plus lourde charge : plusieurs dizaines de milliers d’euros (le chiffre de 180 000 € en année pleine m’a été cité, mais cela reste à vérifier) qui s’ajoutent à toutes les taxes et tous les impôts déjà acquittés par l’entreprise.

Jusqu’à présent, Lindt faisait cadeau de la boîte de Pyrénéens qui était jointe au colis de fin d’année distribué par le CCAS aux demandeurs d’emploi oloronais. Le CCAS a à nouveau sollicité ce geste cette année. Les membres du bureau du CCAS ont pris connaissance de la lettre adressée en réponse à Hervé Lucbéreilh, président du CCAS, par la direction de Lindt : en raison du versement transport qui alourdit de façon non négligeable les charges de l’entreprise, Lindt ne sera pas en mesure cette année d’offrir ces ballotins de Pyrénéens.

Et, comme son budget ne permet pas au CCAS de faire face à cette dépense supplémentaire, il n’y aura a priori pas de boîte de chocolat dans le colis des demandeurs d’emploi oloronais. On peut trouver l’histoire anecdotique. Elle est cependant révélatrice d’une réalité : la pression fiscale a ses limites. Et peut être source de dommages collatéraux.

Tablettes Lindt : qui est le moins cher ? La Boutique Lindt ou Leclerc-Oloron ?

Tablettes Lindt

Un magasin d’usine vend directement du producteur au consommateur. Ce devrait donc être en toute logique à des prix défiant toute concurrence puisqu’il n’y a pas d’intermédiaire. D’un autre côté, une chaîne d’hypermarchés nous fait savoir à coup de millions de dépenses publicitaires qu’elle est la moins chère. À Oloron nous avons l’un et l’autre. Quel est celui dans lequel il est préférable pour son porte-monnaie d’acheter des tablettes de chocolat Lindt ? Lire la suite « Tablettes Lindt : qui est le moins cher ? La Boutique Lindt ou Leclerc-Oloron ? »

Les salariés de chez Lindt ne veulent pas finir chocolat

Chocolaterie LindtCe matin vers 10 heures, en balade du côté de Goès, j’entends au loin pétards et cornes de brume. Les occasions de manifester étant plutôt rares sur Oloron, une seule explication me vient à l’esprit : ça doit venir de chez Lindt, Lindt où les salariés sont en grève depuis près d’une semaine, faute de voir leurs revendications salariales satisfaites.

Vers 11 heures, toujours à pied, je traîne du côté de la chocolaterie. Une dizaine de personnes stationnent devant l’entrée. Certaines jettent des pétards allumés sur les pelouses ou dans les poubelles. À trente mètres de là, le magasin d’usine tourne à plein régime.

Des revendications salariales sont donc à l’origine du conflit. S’il faut en croire les résultats publiés par le groupe en matière de croissance, de bénéfices, de dividendes distribués aux actionnaires, Lindt est une société prospère, très prospère. Les salariés considèrent que les augmentations de salaires qui leur sont proposées par la direction sont loin de représenter la part qu’ils prennent dans cette prospérité par leur travail.

Si l’on réalisait un graphique mettant en perspective toutes ces courbes (croissance, bénéfices, dividendes…. et salaires), on verrait qu’ils ont raison, mille fois raison. Mais ce type de raisonnement doit marcher dans les deux sens : si les trois premières courbes viennent à décroître, il faut qu’il en soit de même pour les salaires. Moralité : si les salariés de Lindt ne veulent pas finir chocolat quand ça va bien, il faut aussi qu’ils acceptent de boire la tasse quand les affaires de l’entreprise se gâtent.